le désert des tartarins culturels

PARIS BEAUX-ARTS Pole National Supérieur d'excellence artistique

Pendant l’été 2011, je me suis porté candidat à la direction de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris.
Le projet que j’ai rédigé à cette occasion a été je crois assez largement examiné, commenté, et même salué dans le petit milieu artistique et culturel français.
Début octobre 2011, après quelques péripéties, Georges-François Hirsch, 68 ans aux prunes, « directeur général de la création » (et précédemment directeur quasi-
héréditaire— de la musique, du théâtre, de la danse et des spectacles) au ministère de la culture s’est résolu à m’appeler, pour m’aviser de ce que mon projet ne serait pas « shortlisté » (sic) par le Ministre de la Culture.
La nouvelle était prévisible. Et à dire vrai, elle m’aurait même semblé totalement cohérente politiquement, si cet excellent père Joseph du Frédo-Mitterrandisme n’avait crû nécessaire de me préciser dans un souffle que mon projet était jugé « trop ambitieux ».
Nicolas Bourriaud, candidat désigné d’avance et de longue date fut donc nommé à la direction de l’ENSBA comme prévu.
Il m’a pourtant fallu un certain temps pour comprendre que sous la formule réproflatteuse « projet trop ambitieux » affleurait une vérité autrement plus profonde : l’Ambition d’un artiste est ce qu’il y a de plus antithétique avec la Carrière d’un fonctionnaire congénital.
Et c’est au nom de ce principe que les sarkozystes culturels acharnés d’hier vont miraculeusement se poser en preux voltigeurs du hollandisme artistique de demain matin.
Qui en douterait puisque c’est le ci-devant
Mitterrand le Petit en personne, devant son ancien cabinet de droite au grand complet, qui l’affirme à la toute nouvelle ministre socialiste ? Des propos sidérants tenus lors d’un cérémonial de fin que, pour rien au monde, je n’aurais voulu manquer de filmer en personne et dont on peut visionner l’éclairant extrait ci-dessous.






Allez, je dédie mon fier projet à la mémoire du regretté Richard Descoings


Paris Beaux-Arts p1 small

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Olivier blanckart, contemporary art, scotchtape sculpture,